La guerre des formats comptables
Le métier d'expert-comptable a basculé dans le numérique, mais a hérité d'un problème majeur : l'absence d'interopérabilité. Les clients utilisent des logiciels de facturation variés, qui génèrent des exports de ventes aux formats disparates.
- Le casse-tête des imports : Les logiciels historiques (Cegid, Quadratus, MyUnisoft) exigent des formats d'import extrêmement stricts. Une colonne manquante ou un compte de tiers erroné fait rejeter tout le fichier.
- La ressaisie manuelle : Devant la complexité de convertir les fichiers clients, beaucoup de cabinets finissaient par imprimer les journaux de vente pour les ressaisir à la main.
- Le risque fiscal : La moindre erreur dans l'imputation des taux de TVA ou le lettrage entraîne des incohérences lors des déclarations mensuelles.
- Les journées de clôture interminables : Le rapprochement bancaire et l'intégration des factures de dizaines de clients créaient des goulots d'étranglement sévères en fin d'exercice.